Que faire à Besançon

Il y a 10 ans, la capitale comtoise rejoignait le patrimoine mondial de l’unesco pour son ensemble fortifié par Vauban au 18ème siècle. De la monumentale citadelle perchée en passant par les rives du Doubs et le quartier Battant, le génial ingénieur militaire de Louis XIV a laissé, plus que quiconque, son empreinte dans la ville, enserrée dans un méandre du Doubs. Découvrons ce qu’il faut visiter à Besançon.

Visiter la citadelle de Besançon

Une boucle formée par un méandre du Doubs fermé par une colline. Depuis la nuit des temps, Besançon, par sa situation géographique stratégique est une place forte convoitée. Le personnage qui va imprimer son empreinte à Besançon est Sébastien Le Prestre Vauban. Le célèbre ingénieur architecte militaire du Roi-Soleil va modeler une capitale franc-comtoise à nulle autre pareille. En 1668, les troupes françaises prennent Besançon à la couronne d’Espagne. Sitôt la cité conquise, Louis XIV ordonne l’édification d’une citadelle sur le mont Saint-Etienne qui domine la ville. Vauban, désigné pour les plans, se rend sur place pour étudier et fortifier les lieux, mais le traité d’Aix-la-Chapelle rend vite la France-Comté à l’Espagne. Il faut attendre 1674 pour qu’au terme d’un siège héroïque, Louis XIV et ses troupes prennent définitivement Besançon qui doit devenir une forteresse avancée face aux pays germaniques.

Un immense chantier militaire, qui dure une vingtaine d’années, est engagé. Le résultat impressionne aujourd’hui encore lorsque l’on arrive dans la ville, dominée par la silhouette de sa puissante et intimidante citadelle. Pour s’en rendre compte, le mieux est, depuis le centre et la cathédrale Saint-Jean, de crapahuter au sommet de la forteresse, qui domine de plus de 100 mètres tout Besançon et offre depuis ses remparts des vues vertigineuses. Vauban a doté la citadelle de nombreux bâtiments: casernements, magasins, arsenal, puits, chapelle Saint-Etienne pour les soldats en garnison. Une véritable ville dans la ville avec ses quelques 11 hectares et ses trois fronts bastionnés reliés par des murailles à flancs de falaise, équipées de chemins de ronde et de corps de garde en forme de guérites. L’oeuvre de Vauban ne se résume pas seulement à la citadelle de Besançon. Il suffit de longer à pied les rives du Doubs ou d’emprunter l’un des bateaux qui effectuent des promenades à fleur d’eau pour vérifier que Vauban a aussi fortifié l’enceinte de la boucle.

Visiter le quartier Battant

Pour voir à quel point Vauban a modelé la ville, il faut également passer le pont qui enjambe le Doubs pour rejoindre, rive droite, le quartier Battant. Sous la direction de l’ingénieur, ce faubourg populaire a également été fortifié, avec bastions, courtines et demi-lunes. Au sommet, fait méconnu, trône ainsi une autre citadelle, le fort Griffon, qui répond à la citadelle principale. Un fort conçu à la fois pour tirer sur les ennemis venus de l’extérieur… mais aussi sur la ville en cas de rébellion des habitants.

Jamais la place forte de Besançon ne fut conquise. Mais la sombre histoire de la citadelle (Elle fut tour à tour prison d’Etat, puis durant la seconde guerre mondiale un lieu d’exécution de résistants) fit que les Bisontins lui tournèrent longtemps le dos. Puis elle fut rachetée à l’armée par la ville en 1959.

Pour préparer votre visite de Besançon, consultez le site de l’office de tourisme.

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